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Nous mettons en lumière les grandes thématiques autour de quatre champs de recherche. Le lecteur trouvera des liens et des résumés

A/ MEDIAS ET COMMUNICATION : ENJEUX SOCIAUX ET POLITIQUES ET ROLE DES JOURNALISTES (Qualité et contenu de l’information, journalisme et éthique)

B/ ECONOMIE DES MEDIAS ET NOUVEAUX MEDIAS

C/ COMMUNICATION, NOUVEAUX MEDIAS ET NOUVEAUX USAGES

D/ INNOVATION, RESEAUX ET PERFORMANCES DES ORGANISATIONS




A/ MEDIAS ET COMMUNICATION : ENJEUX SOCIAUX ET POLITIQUES ET ROLE DES JOURNALISTES (Qualité et contenu de l’information, journalisme et éthique)

Badillo P.-Y., Bourgeois D., Lesourd J-B., Schilizzi S., « Quality Attributes for Press Articles and Habermas Theory of Communication Action », Studies in Communication Sciences, 10/2, 2010, pp. 59-74. 

Abstract

The results reported in this paper are part of a broader research aiming at studying the relationship between (perceived) quality and (economic) value of information. To do so, one must be able to measure information quality (IQ). We report an empirical study with 106 University students to test an IQ-measurement system using newspaper articles. The first step consists in identifying IQ criteria by which these articles can be assessed. The solution is to endogenously generate the criteria that subjects can then use for IQ assessment. The results revealed four families of such criteria, which, it turned out, corresponded very closely to Habermas’ four criteria of Communicative Action. In addition, the perceived hierarchy between the first criterion (intelligibility), which was cited by practically all respondents, and the other three criteria reflected Habermas’ theory, in which intelligibility is regarded as a prerequisite to any communicative action. The paper thus provides, first, a procedure for generating a consistent measurement of IQ applied to the written press and, second, establishes that Habermas’ Theory of Communicative Action constitutes an appropriate framework for interpreting the empirical results.

Keywords: Information quality; Habermas; Theory of Communicative Action; measuring information quality; written press

 

Badillo P.-Y., Bourgeois D., Lesourd J-B., Schilizzi S., « L’économie expérimentale, nouvelle approche des processus d’information et de communication : le cas des médias et de la qualité de l’information », Chapitre 6 in D. Courbet (Ed.), Communication et expérimentation, Volume 2 de la collection Objectiver l’humain ?, Éditions Hermes-Lavoisier, Paris, 2010, pp. 205-239. 

Résumé, méthodologie et premiers résultats

Résumé : Dans un grand nombre de situations les processus d’information et de communication sont cruciaux. Les cas les plus évidents sont sans doute ceux correspondant à des crises : on sait aujourd’hui toute l’importance de la gestion de l’information et de la communication pour éviter une amplification des problèmes à la suite d’un événement catastrophique qui peut déstabiliser une organisation, voire toute une société. Dans le management des organisations, même en dehors d’une situation de crise, ou encore dans l’application des politiques publiques, les processus d’information et de communication peuvent contribuer à la réalisation rapide et efficace d’objectifs, ou avoir des conséquences inattendues, voire des effets destructeurs sur certaines parties prenantes à ces processus.

L’économie expérimentale peut contribuer à mieux comprendre des processus d’information et de communication souvent complexes en aidant à les décrypter. Sur cette base il est possible de mettre en œuvre des politiques incitatives, de partage de l’information par exemple, ayant un impact sociétal positif.

Ces questions ont un écho d’autant plus grand dans nos sociétés où l’information est devenue cruciale. Les médias sont omniprésents et la qualité de l’information médiatique est au cœur de divers processus d’information et de communication qui peuvent conduire à des décisions importantes et modifier le contexte économique, social et culturel. Notre objectif n’est pas de prétendre que l’économie expérimentale va bouleverser tout cela et apporter des solutions immédiates et universelles, mais nous montrons que la logique pluridisciplinaire et la rigueur scientifique de l’économie expérimentale permettent d’apporter des éléments utiles pour appréhender certaines problématiques dans le domaine.

Dans ce texte :

-        nous explicitons ce que nous entendons par processus d’information et de communication. Nous analyserons aussi  de façon plus détaillée l’apport de l’économie expérimentale pour étudier un processus d’information-communication.

-        nous avons choisi d’examiner le cas de la qualité de l’information produite par les médias. La qualité de l’information médiatique est un enjeu sociétal essentiel, mais c’est un concept particulièrement difficile à définir et à appréhender de manière opérationnelle. Nous explicitons les principales étapes et l’intérêt de l’économie expérimentale à partir de cet exemple. L’économie expérimentale ouvre une voie féconde pour appréhender la communication-relation et l’intégrer aux problématiques organisationnelles, aux politiques publiques et à de nombreux champs où la communication doit être prise en compte comme un facteur clé. Par communication-relation on fait référence à l’École de Palo Alto, et notamment à P. Watzlawick. L’idée de processus d’information-communication traduit le fait que l’information circule, touche des acteurs différents qui entrent en communication. Le processus d’information-communication est donc une notion générale. Nous parlerons aussi de système d’information, selon un sens classique, issu de l’informatique : un système d’information est un ensemble de données organisées et interreliées. La prise en compte de la communication, et notamment de la communication-relation dans le système d’information est une proposition novatrice, que nous avons introduite dans le cadre du projet européen Fire Paradox (voir Badillo et Bourgeois, 2008).

Méthodologie : Montage expérimental : qualité d’information et relation qualité – prix

La première étape cette l’étude a consisté en une enquête auprès d’un corpus d’étudiants de l’Ecole de Journalisme et de Communication de Marseille (EJCM), au nombre de 102. Cette enquête avait pour but de mettre en œuvre et de tester notre méthode de mesure endogène de la qualité, appliquée à la presse écrite. Elle a consisté en deux volets successifs.

 

Le premier volet (A) demandait aux 102 participants de donner au moins trois (et jusqu’à cinq) critères « qui vous paraissent les plus importants pour juger de la qualité d’un article de presse », en leur précisant  que « vous êtes totalement libre de décider ce qu’est pour vous la ‘qualité’ d’un article de presse ». Les chercheurs ont ensuite traité ces données afin d’identifier les cinq critères jugés les plus importants par les 102 participants.

 

Le deuxième volet (B) avait pour but d’utiliser les critères ainsi révélés pour obtenir de chaque participant un « jugement de qualité » portant sur plusieurs articles de la presse quotidienne française. Pour ce faire, les chercheurs avaient auparavant préparé un corpus d’articles avec grand soin. D’abord, ils avaient identifié quatre thèmes ou sujets précis, afin de pouvoir contrôler l’aspect « intérêt du sujet ». Ces quatre thèmes furent « automobile », « politique », « people » et « sport ». Un grand nombre d’articles furent ensuite examinés à l’aide des possibilités offertes par l’Internet et classés en trois catégories, définies par leur « qualité a priori » telle que perçue par les chercheurs : ceci, comme on le verra ci-après, n’affecterait en rien l’évaluation des participants. Le but était seulement d’avoir un échantillon aussi diversifié que possible d’articles. Pour neutraliser l’effet connotation, tous les articles furent recopiés électroniquement avec exactement la même typographie et sans aucune indication de la source d’origine (nom du journal, nom de l’auteur, etc.). Chaque participant devait évaluer six articles, tous les six appartenant au même domaine thématique (ex. « politique »).

 

Cette évaluation était double et s’est faite en quatre étapes. Il s’agissait d’évaluer aussi bien la qualité perçue par le participant que l’utilité qu’il tirerait de sa lecture. Les quatre étapes étaient, dans cet ordre :

1)  Pour chacun des six articles fournis, indiquer le prix maximal que vous seriez prêt(e) à payer si votre budget disponible était de 10# ‘sesterces’.

2)  On fournissait aux participants les cinq critères collectivement jugés les plus importants et on leur demandait d’indiquer l’importance relative de chacun d’eux, exprimée en pourcentage relatif.

3)  Chaque participant donnait une note entre 1 et 5 à chacun des six articles, pour chacun des cinq critères précédemment fournis : il y avait donc 30 évaluations partielles à effectuer. Aucune synthèse d’ensemble n’était demandée. (Elle serait effectuée plus tard par les chercheurs, automatiquement).

4)  Compte tenu des jugements de qualité juste effectués, on demandait aux participants de refaire l’exercice de la première étape, donc de redonner leur consentement maximal à payer pour chacun des six articles.

 

Concernant les première et quatrième étapes, on expliquait bien aux participants que payer un prix de 10# signifiait « que vous voudriez absolument vous procurer l’article à tout prix », alors que n’accepter de payer que zéro signifiait « que vous n’en voudriez pas du tout de cet article, même s’il était gratuit ». Plus généralement : «Plus haut est votre prix, plus vous aimeriez vous procurer l’article ».

 

Le choix d’une « monnaie Astérix » ainsi que d’un budget initial égal pour tous avait pour but de neutraliser l’effet revenu. Selon la théorie de l’utilité marginale décroissante, 1€ n’a pas la même valeur pour une personne riche que pour une personne pauvre. Même l’utilisation d’une monnaie réelle telle que l’euro pouvait être reliée dans l’esprit des participants à leur revenu réel, qui différait certainement d’un participant à l’autre. Or, il fallait pouvoir comparer les consentements maximums à payer de tous les participants. Par ailleurs, la première évaluation fournissait un consentement maximal à payer avant l’exercice d’évaluation de la qualité, ce que nous avons appelé « prix ex-ante », alors que l’évaluation de la quatrième étape fournissait un « prix ex-post », après que les participants eurent réfléchi à la qualité des six articles. Nous souhaitions ainsi savoir si une prise de conscience et une formulation explicites de la qualité d’un article avaient une influence sur le jugement d’utilité. Ceci devait se traduire par un changement, vers le haut ou vers le bas, du consentement maximal à payer. L’hypothèse que nous faisions était facilement vérifiable : un jugement de qualité élevée devait logiquement accroitre le prix ex-post par rapport au prix ex-ante ; un jugement de qualité médiocre devait au contraire le réduire ; et un jugement de qualité neutre (indiquée par un 3 sur notre échelle qualité) devait laisser les deux prix égaux, aux erreurs statistiques près.

 

Nous donnons ici quelques uns des résultats obtenus à ce jour.

 

Critères de la qualité informationnelle : quelle logique ?

Le traitement des données du premier volet (A) de l’enquête a fait apparaitre que les critères de qualité fournis par les participants présentaient une structure assez précise, qu’il était possible d’organiser et de relier aux quatre catégories de l’agir informationnel proposée par le philosophe Jürgen Habermas (1987). En effet, nous avons montré (voir Badillo, Bourgeois, Lesourd, Schilizzi, 2008) que les critères définis par Habermas dans le cadre de son analyse de l’« agir communicationnel » (Habermas, 1987) peuvent être considérés comme des critères de qualité de l’information des médias.

 

Qualité d’information et prix

Le deuxième volet (B) de l’enquête a permis de dégager quelques résultats mais qui, avant d’être répliqués en variant les paramètres « sujet d’intérêt » et échantillon de sujets, devront être considérés comme exploratoires.  En premier lieu, l’hypothèse formulée plus haut était telle que résumée ci-dessous, où Q signifie qualité perçue, Pxp signifie prix ex-post et Pxa signifie prix ex-ante :

  • si Q = 3 (neutre)        alors Pxp = Pxa
  • si Q > 3 (bon),           alors Pxp > Pxa
  • si Q < 3 (mauvais),   alors Pxp < Pxa

D’un point de vue ordinal, les résultats montrent que l’ordonnancement moyen des prix ex-post et du jugement de qualité des articles agrégés par sujet correspond : on observe en effet

POLITIQUE > AUTO > SPORT > PEOPLE

tant en termes de qualité perçue que de consentement à payer. En termes cardinaux, le tableau ci-dessous montre que, en moyenne,  l’hypothèse se vérifie bien pour les échantillons « politique » et « people » mais se trouve (légèrement) contredite par l’échantillon « sport ».  Quant à l’échantillon « auto » les résultats ne sont pas statistiquement significatifs, vu que seules huit évaluations ont pu avoir lieu au lieu des vingt effectuées pour les trois autres échantillons.

 

Sujets Prix ex-ante Qualité énoncée Prix ex-post
POLITIQUE 1.17 3.5 1.27
AUTO (ns) 1.09 3.4 1.08
SPORT 1.12 3.3 1.07
PEOPLE 0.83 3.0 0.83

Echelle de qualité : 1 = très mauvais ; 3 = neutre ; 5 = très bon

Echelle prix : 0 à 10 (maximum)

ns = non statistiquement significatif

Ces résultats cependant ne prennent en compte que des moyennes. Le graphique ci-après prend en compte toutes les données prises individuellement, et indique une relation entre prix et qualité[1]. Il suggère qu’il existe bien, pour la presse écrite, une relation entre « jugement de qualité » ou « qualité perçue » et un jugement ou perception d’utilité exprimé par un consentement maximum à payer ; de plus, ce lien apparait de nature linéaire. Une façon d’interpréter ce résultat est de dire qu’il existe des éléments d’appréciation (bien entendu subjective) qui ne coïncident pas avec le jugement de qualité et qui néanmoins poussent à un consentement à payer plus élevé. Dit simplement, certains articles peuvent apparaitre comme étant très intéressants (par exemple à cause du sujet traité), mais de mauvaise facture ou qualité (style, fiabilité, illustrations, etc.), alors que d’autres peuvent apparaitre de très bonne facture ou qualité mais inintéressants. On peut songer, par exemple, à un article d’analyse économique et à un article d’actualité sportive, lu par une personne passionnée de sport. La comparaison des jugements d’utilité ex ante et ex post (avant et après l’expression du jugement de qualité) suggère également qu’il existe un effet de la prise de conscience du jugement de qualité sur le consentement à payer : on observe, en effet, dans notre expérimentation que plus le jugement de qualité est élevé, plus le second consentement à payer s’élève par rapport au premier. Toutefois, ces résultats nécessitent confirmation, car la relation inverse apparait moins sûre et la relation dans son ensemble n’est pas aussi stable que ce à quoi l’on s’attendrait.

 

 

Figure 4.8. Résultat de l’expérimentation dans le cas d’articles de presse : la relation entre la qualité et le prix

Malgré son caractère encore exploratoire, l’étude effectuée montre comment la qualité de l’information peut être prise en compte et étudiée en relation avec d’autres mesures, telle que l’utilité économique ou psychologique exprimée par un prix. Cette méthode parait assez robuste et susceptible d’être répliquée assez facilement par d’autres chercheurs pour en vérifier les forces et les faiblesses.

 

 

Badillo P.-Y., Proulx S., « Mondialisation de la communication : à la recherche du sens perdu », in Les essentiels d’Hermès, CNRS Éditions, 2009. 

http://documents.irevues.inist.fr/bitstream/handle/2042/24008/HERMES_2006_44_47.pdf?sequence=1

NB : la version en ligne est celle de 2006.

Extrait

Si l’essor de la « société de l’information » est une affaire de développement des infrastructures de télécommunications, les enjeux sont désormais la connaissance partagée et l’intelligence collectivement distribuée. Il est nécessaire de prendre en compte la nature du jugement impliqué dans les processus complexes de production et de construction des connaissances. Les acteurs humains agissent souvent dans un cadre où l’information est tacite. L’explicitation de la connaissance suppose que l’information soit mise en contexte en regard de l’usager humain qui cherche à s’approprier l’information. La notion de connaissance – évoquée de plus en plus souvent aujourd’hui à travers les vocables de « gestion des connaissances », de « société de la connaissance » ou d’« économie de la connaissance » – implique que l’on insiste conceptuellement sur la différence entre les termes d’information et de connaissance. Pour faire court : l’effet de connaissance chez un individu advient au moment où une information est appropriée (intériorisée) par un sujet.

Dans ce contexte d’« infobésité », l’essor des TIC, de même que les nombreux discours sur la société dite « de l’information et de la connaissance », ont contribué à jeter un voile sur le rôle  crucial des médias.

L’abondance d’informations et l’absence d’attention (H. Simon) sont devenues la règle. Si la diffusion de plus en plus fluide et à une large échelle de l’information constitue un point fort de l’informatisation des sociétés, le risque de voir la désinformation se propager à une vitesse et à une échelle jamais vues n’est pas moindre. Nous voilà face à un paradoxe et à des ordres de grandeur totalement différents de ce que nous avons connu jusque-là. Le sens serait-il, comme le temps, un paradis perdu ?

 

Badillo P.-Y., « L’information et le paradoxe éthique des TIC. De la responsabilité infinie à la nécessaire régulation », in J.-J. Fullsack & M. Mathien (Dir.), Éthique de « la société de l’information », Éditions Bruylant, Bruxelles, 2009, pp. 63-82.  

Extraits en ligne :

http://www.patrickbadillo.eu/wp-content/uploads/2011/02/Badillo-media-journalisme-ethique-formation.pdf

Résumé

Il y a plusieurs années, un numéro du Figaro magazine titrait : « vulgarité, télé-réalité, violence, sexe… Télévision : pourquoi il faut arrêter la dérive ». Dans un dossier complet le magazine s’interrogeait sur les écrans de l’imposture pour le cas de la télé-réalité, dévoilait les pièges de la télévision poubelle italienne, montrait comment les émissions de ragots se développaient en Espagne tandis qu’au Royaume-Uni des choix « légèrement cyniques » conduisaient à des échanges d’épouse, des autopsies en direct ou de la roulette russe…

Déjà, en 1972, Jean-Jacques Servan Schreiber terminait un ouvrage par un chapitre 4 intitulé : « éthique urgente – stop ». Il rappelait que, pour l’historien et philosophe anglais Arnold Toynbee, les grandes crises contemporaines résultaient de l’écart qui s’était creusé entre le développement fabuleux des sciences et la stagnation des concepts éthiques et politiques. Évoquant le cas des savants atomistes de Los Alamos, Jean-Jacques Servan Schreiber écrit : « Les médias n’ont pas le même pouvoir destructeur que la bombe nucléaire mais ils sont, en revanche, utilisés beaucoup plus souvent ». Et l’auteur s’inquiète du fait que « plus la capacité d’information devient énorme, plus il apparaît combien il n’y a pas grand-chose à dire ou que la qualité de ce qui est dit se dilue » (…) « Plus la télévision doit remplir d’heures d’antenne, plus grandes sont les chances pour que le verbiage déferle incontrôlé ».

 

L’article examine le rôle fondamental des producteurs d’information et des journalistes en particulier et fait un point sur les questions éthiques concernant ce domaine.

 

 

Badillo P.-Y., Bourgeois D., Bassoni M., Gheenoo A., Cappezzone de Joannon T., Assessment of the literature and various media information concerning the communication on fire, Deliverable D11.1-4 of the Integrated project “Fire Paradox”, Project no. FP6-018505, European Commission (6ème PCRD), 2008, 106 p.

Methodology

The methodology is based on an analysis of the content of newspapers and television news. Concerning the press we used different data bases which are described below in the first section and which cover a large variety of press articles and informations. We have been mainly interested by daily newspapers, but the data bases gives also access to press agencies dispatches, some general magazines and specialised information. Although the data bases are very large, our objective has nether been to make an exhaustive review of the press. So we studied more precisely the press in French and English, with some analysis about the Spanish newspaper El Pais and the Italian press. The Fire Paradox website gives a press review which gives other media information, for example in Portuguese (see www.fireparadox.org). Concerning TV news we used the INA (Institut National de l’Audiovisuel) base, which is specialised on the French TV news; we analyse also TV news through Google bases (France, Italia, United Kingdom).

Data Bases used: The main data bases used are Lexis-Nexis, Europresse (Le Monde – France), Factiva and El Pais data base (Spain).

Executive summary

We draw four conclusions and one general orientation from the analysis of the role of the media:

1/ The media prefer to give attention to factual information and “hot” news. The media – especially the TV – emphasize the most spectacular aspects of the events (propagation of huge flames, material damages, victims, evacuation of threatened people…)

2/ Always in order to attract the public’s attention, the media need to personify information. Indeed, the public is all the more sensitive to news about fire since it may identify itself, positively or negatively, to characters or persons evoked or shown in written – or TV – reports. In this identification process, the “collective imaginary” (E. Morin) is fed by two antinomic characters, the fireman-heroe and the pyromaniac-devil. Both of them appear frequently in the journalistic production.

3/ Just after the attracting step, the media try to act as “knowledge mediators”. Beyond the most spectacular sides of the wildfires’reality, the media try to popularize the key-topics linked to prevention and prevention policies. In this field, the media’ purpose is not to touch the public’s emotions or feelings any more; it’s henceforth to question its mind and to supply complex arguments to its understanding of reality. This journalistic practice is more difficult than the previous one; that’s why it’s nowadays less common.

4/ The media catalyse a necessary public debate about forest fires’ prevention. Nowadays, this debate remains still limited. But the increasing involvement of the media into the mediatization of prevention and new approaches of fire-fighting (“fire against fire”) will invite more and more citizens, more and more non-governmental organizations or associations, to take into account civil protection problematics and to open fruitful discussions with politicians and authorities in charge of such questions.

Finally, the assessment of various media information concerning the communication on fire points out the three traditional functions of the media, that is the revealing function (the media as “enlarging lenses”), the popularizing function (the media as “knowledge mediators”) and the debate-catalysing function (the media as “modern Agora”). In the field of communication on fire, the media have already developed the first of these three functions; they need to reinforce the two others in a near future. For the media, that’s the main challenge to cope with.

Badillo P.-Y., Bourgeois D., Lesourd J-B., Schilizzi S., « Les médias : de l’éthique aux critères de qualité de l’information. Réflexion à partir de l’agir communicationnel d’Habermas », chapitre 49 in N. Sonnac et X. Greffe (Dir.), Culture Web – création, contenus, économie numérique –, Paris, Dalloz, 2008, ISBN 978-2-247-07971-1, pp. 865-876.  

Extraits

Le présent travail a pour finalité une discussion des principes éthiques d’autre part, appliqués à la communication véhiculée par les médias  d’information, et par exemple par la presse écrite, sous l’angle, en particulier, de l’éthique de la discussion d’Habermas. Il a ensuite pour objet d’examiner les normes en question à la fois comme fondements d’une éthique de l’information et en tant qu’attributs de qualité de l’information. Il s’agit alors de l’activité d’information des médias, c’est-à-dire de la partie de l’activité des médias qui a pour finalité principale, sinon exclusive, d’informer et de susciter la discussion.

Ce travail est organisé ainsi qu’il suit. Tout d’abord, dans une seconde partie qui suit la présente introduction, nous posons la question en général de l’éthique de l’activité d’information des médias, que nous tentons d’analyser à travers les divers fondements ; l’éthique de la discussion d’Habermas est l’un d’entre eux. La troisième partie examine plus particulièrement les relations entre normes habermassiennes et attributs de qualité, et est illustrée par des exemples concrets et notamment par les résultats d’une enquête par questionnaire concernant la presse écrite, qui confirment la validité empirique de notre approche.

 

Badillo P.-Y. (Dir.), Écologie des médias, ouvrage, Éditions Bruylant, Bruxelles, 2008, ISBN 978-2-8027-2464-3, 439 pages. 

Badillo P.-Y., « L’écologie des médias ou l’impérieuse nécessité de développer la recherche sur les médias », chapitre introductif in Écologie des médias, Éditions Bruylant, Bruxelles, 2008, ISBN 978-2-8027-2464-3, pp. 1-27.

 

Extraits :

Les médias au cœur des sociétés contemporaines

Dès lors, notre problématique est posée : l’information est depuis au moins plusieurs décennies un sujet majeur. Les médias ont pris une importance croissante que nul ne conteste. Pour autant, l’étude des médias et de leur évolution dans leur globalité, dans leur environnement, c’est-à-dire l’écologie des médias, reste un domaine de recherche encore relativement vierge. C’est  ce domaine que nous allons tenter de défricher dans le présent ouvrage.

…L’expression « écologie des médias » est, quant à elle, relativement récente et trouve son origine dans deux traditions culturelles très différentes. D’une part, comme le rappelle Michel Mathien (chapitre 1), c’est Abraham Moles qui a développé à partir de 1971 le concept d’écologie de la communication. L’analyse de Moles est à la fois originale et représentative d’une tradition française humaniste. D’autre part, ainsi que le souligne Serge Proulx (chapitre 3), la notion d’« écologie des médias » a surgi durant la décennie 1970 sur la Côte est des États-Unis, notamment sous l’influence de Neil Postman. L’expression « écologie des médias » a été utilisée pour la première fois par Neil Postman en novembre 1968 au congrès annuel du National Council of Teachers of English à Milwaukee dans l’état du Wisconsin. Une association baptisée « Media Ecology Association » s’est d’ailleurs développée suite aux travaux fondateurs de Neil Postman. En page d’accueil du site Web de cette association figure la définition suivante de l’écologie des médias donnée par Neil Postman :

« L’écologie de médias examine la façon dont les médias affectent la perception humaine, la compréhension, les sentiments et les valeurs ; et comment notre interaction avec les médias facilite ou empêche nos chances de survie ».

À ces deux origines s’ajoutent évidemment toute l’influence des recherches en écologie proprement dite avec le développement de l’approche systémique ainsi que les travaux sur la complexité (Edgar Morin).

Badillo P.-Y., « Pour l’écologie des médias. Introduction du concept de capital informationnel », chapitre 2 in Écologie des médias, Éditions Bruylant, Bruxelles, 2008, ISBN 978-2-8027-2464-3, pp. 49-69.  

Résumé : Notre proposition de capital informationnel

De la même façon qu’il a fallu des décennies pour que l’on prenne en compte le capital naturel, comme indicateur clé de la richesse nationale, apparaissant aujourd’hui dans les statistiques de la Banque Mondiale, il devient essentiel de tenir compte de l’information.

On ne peut pas, à longueur de débat, d’analyse, d’exégèse parler du rôle des médias, mettre en lumière l’avènement de ladite « société de l’information » ou « société de la connaissance », et dans le même temps n’avoir absolument aucune idée de ce que cette information représente qualitativement et quantitativement. C’est évidemment un champ de recherche presque vierge : il est à la fois galvaudé car tout le monde parle du rôle de l’information, des médias ou de la connaissance mais aussi en état de friches car nous ne disposons pas, pour le moment, de l’ombre du début d’une évaluation quantitative ou qualitative de l’information (autrement qu’en termes de bits bien évidemment). Si l’on reprend l’analogie du capital naturel, vis-à-vis du capital informationnel, on se retrouve aujourd’hui dans la situation de l’ouvrier du XIXe siècle qui verrait de la fumée s’échapper des cheminées mais qui serait incapable de porter un diagnostic sur les effets de la pollution provoquée par cette fumée.

Pourtant tous les jours des informations erronées, des rumeurs polluent notre environnement sans que nous puissions les identifier, les appréhender ou les combattre efficacement, même après coup. Le concept de capital informationnel est aujourd’hui proposé comme une piste de recherche. Si la « production » d’information au sein d’une société, d’un pays, est pertinente, « rationnelle », alors se constitue un capital informationnel utile qui enrichira la société pour des générations.

 

Badillo P.-Y., « Les « trois horloges » de la « société de l’information ». De la disharmonie à la rupture ? ». Chapitre 7 in Mathien M. (Dir.), Le sommet mondial sur la société de l’information, et « après » ? Perspectives sur la cité globale, Éditions Bruylant, Bruxelles, 2008, ISBN : 978-2-8027-2475-9, pp. 139-161

Extrait en ligne : http://www.patrickbadillo.eu/wp-content/uploads/2011/02/Les-trois-horloges-de-la-soci%C3%A9t%C3%A9-de-linformation-de-la-disharmonie-%C3%A0-la-rupture1.pdf

Extraits/Résumé :

Ecrit en 2007, après le Sommet Mondial de la Société de l’Information, organisé à Tunis en 2005, ce texte propose une réflexion approfondie et originale. Il a aujourd’hui, en ce début 2011, une pertinence renforcée qui donne à réfléchir sur notre “Société de l’information”.

Avec la mondialisation, les TIC sont devenues prééminentes. Le « DigiWorld » incluant notamment le secteur des télécommunications, focalisé autour des technologies, connaît une croissance exponentielle. L’horloge technologique rythme la dynamique de la SI à une cadence très élevée. Cette « horloge » imprime le tempo de l’économie mondiale. L’horloge économique suit le mouvement. Les nouvelles lois de l’économie et des réseaux imposent leurs mécanismes. L’économie des réseaux précise en particulier que « les forts se renforcent » et que « les faibles s’affaiblissent ». Inexorablement. La rupture, visible à Tunis en 2005, entre les différents pavillons du Sommet Mondial de la Société de l’Information, est manifeste. La troisième horloge, l’horloge « humaine et sociale » montre qu’une majorité de l’humanité peine à s’approprier les technologies, à les rendre « utilisables ». Cette horloge peut-elle être remise à l’heure ou bien les écarts ne sont-ils pas destinés à s’accroître ?

L’essor des TIC n’a en aucune façon conduit à une résorption des fractures, contrairement à ce qui a été longtemps annoncé et qui reste une opinion dominante. Les TIC ne sont pas synonymes d’information, de connaissance et, de façon évidente, ne sont pas associées à une qualité de l’information améliorée. Au contraire, les fractures s’approfondissent. Nous avons montré la disharmonie, la rupture croissante et d’une ampleur extrême entre les horloges technologique et économique d’une part et l’horloge humaine et sociale d’autre part.


Badillo P.-Y., Bourgeois D., « L’impact des médias sur les médias. Un essai d’analyse quantitative de la perception des médias arabes par les médias occidentaux », in Les mutations du paysage audiovisuel international : Problématiques actuelles, IPSI- Fondation Konrad Adenauer, Tunis, 2007, ISBN 9973-913-04-3, pp. 119-137. 

Extraits de l’introduction et de la conclusion

Introduction

« Dans un univers de communication c’est-à-dire, comme l’écrit Noam Chomsky de « propagande généralisée », une démocratie réelle passe par un travail consciencieux, appliqué, modeste et rigoureux de tous ceux qui font profession d’informer » (H. Bourges (2005), p. 217). En tant que chercheur on peut tirer des leçons à partir de cette citation à plusieurs niveaux.

Il est vrai que le système médiatique est devenu un enjeu à l’échelle mondiale. Comme le souligne G. Lochard (2005, pp. 183 et sq) avec le paradoxe d’Al-Jazira, un bouleversement du système audiovisuel international est intervenu depuis une quinzaine d’années. Dans un contexte mondial où les enjeux sont considérables l’étude de l’impact des médias est essentielle. Les médias ont évidemment un impact plus ou moins direct, plus ou moins massif. Nous rappellerons d’abord comment l’on est passé d’analyses en termes d’impact direct et massif à une approche plus nuancée intégrant notamment les effets indirects et les feed back (partie 1).

A un second niveau, face à un océan de complexité, nous proposerons un nouvel angle d’analyse centré sur les influences intra médias (partie 2).

Enfin nous essaierons d’effectuer une étude, modeste et appliquée, sur ce sujet en proposant, grâce une méthodologie originale, une première évaluation de la « perception » des médias arabes par les médias occidentaux.

 

Conclusion

La présente communication s’inscrit dans une recherche sur les médias proposant une nouvelle dimension théorique de l’impact des médias dans le cadre d’un modèle systémique complexe. Nous nous intéressons notamment à l’influence des médias sur les médias.

Cette prise en compte d’une nouvelle dimension théorique s’accompagne d’une nouvelle méthodologie avec l’utilisation de bases de données et des analyses quantitatives associées à une réflexion sur les relations entre médias. Ainsi nous avons recensé le nombre d’occurrences de certains mots relatifs aux médias arabes dans les articles de presse publiés par un grand nombre de journaux ou autres publications occidentales.

Nous avons décrit quelques résultats :

-        tout d’abord les médias occidentaux parlent beaucoup en général des médias,

-        mais relativement peu des médias arabes ;

-        cependant on note une tendance croissante d’intérêt pour les médias arabes ;

-        en outre l’image que les médias anglo-saxons donnent des médias arabes semble presque équilibrée entre le thème du terrorisme et le thème de l’art et de la culture, sauf en période de crise (dominance du thème « terrorisme ») ;

-        mais lorsqu’on s’intéresse à Al-Jazira, non seulement l’intérêt des médias occidentaux est plus fort, mais il s’accompagne d’une prédominance nette du thème « terrorisme ».

Ces résultats, nous l’avons déjà dit, doivent évidemment être interprétés avec précaution, compte tenu des limites inhérentes à toute application du type de celle que nous avons proposée : les données chiffrées sont dépendantes de la base de données, des périodes, des mots clés choisis.

Au-delà de cette étude seule l’analyse des contenus des articles dans le détail aurait un sens profond, analyse qu’il faudrait associer à un examen du contexte ; mais c’est un véritable programme de recherche qui devrait alors être mené sur plusieurs années et par plusieurs équipes. Nous avons seulement tracé quelques pistes de réflexion quant à l’impact des médias sur les médias.

 

Badillo P.-Y., Bourgeois D., Lesourd J-B., Peyron-Bonjan C., « Plus personne n’est journaliste ! », Médiamorphoses, numéro spécial sur les médias et les nouveaux médias, n° 24, Octobre 2008, ISBN 978-2200-92420-1, pp. 79-85. 

Texte en ligne :

http://documents.irevues.inist.fr/bitstream/handle/2042/28290/2008_24_79.pdf?sequence=1

Extrait/Résumé

Les flux d’informations que nous recevons de façon quotidienne s’accumulent. Avec l’abondance de l’information est née l’illusion d’une démocratie qui « croîtrait » proportionnellement avec les débits des réseaux. Pourtant, c’est surtout un « torrent » d’informations qui déferle. La confiance envers les producteurs d’informations, journalistes ou blogueurs, devient évanescente. Or, depuis déjà longtemps la question de l’éthique se pose. Retrouver les chemins du « sens » et de « la vérité » constitue une exigence fondamentale du journalisme.

Nous sommes dans un système médiatique en phase de recomposition et il n’y a que deux issues. Soit rumeur et désinformation prennent l’ascendant, soit les médias et les nouveaux médias redeviennent des références fondées sur une qualité de l’information et une éthique de la responsabilité. Pour l’instant nous sommes engagés sur la première voie ; nous pensons que la seconde voie va prendre de plus en plus d’importance. Encore faut-il insister sur la nécessité d’un renouveau du journalisme ; faute de quoi, plus personne ne serait journaliste et l’on imagine les conséquences. C’est la raison pour laquelle le rôle des écoles, de la formation est crucial. Les questions du sens ou des significations, de la vérité ou des vérités, somme toute de la démocratie doivent revenir au premier plan. Comme l’a écrit Lee Bollinger, président de la Columbia University, le journalisme est l’un des enjeux les plus importants de l’époque actuelle :

« Je pose en prémisse que le journalisme et une presse libre font partie des plus importantes institutions humaines du monde moderne. La démocratie, la société civile et les marchés libres ne peuvent pas exister au cours du temps sans eux. La qualité de la vie dans ces systèmes est étroitement liée à la qualité de la pensée et de la discussion au sein de notre journalisme. C’est plus vrai que ce l’était il y a un siècle, et il est probable que ce sera encore davantage vrai dans un siècle ».

 

CYCLE DE CONFERENCES POUR LA COMMISSION EUROPEENNE / conférencier invité par la Commission Européenne (Direction Générale des Relations Extérieures), Task Force « Euromed and the Media » 

Badillo P.-Y., « A research strategy to analyse Euromediterranean media », conférencier invité par la Commission Européenne (Direction Générale des Relations Extérieures), Task Force « Euromed and the Media », Malte, 12 et 13 mars 2007.

Badillo P.-Y., « Training, media and journalism : stakes and perspectives », conférencier invité par la Commission Européenne (Direction Générale des Relations Extérieures) et European Training Fondation (ETF),Task Force « Euromed and the Media », Budapest, 4 et 5 décembre 2006.

Badillo P.-Y., « Ethics and media », conférencier invité par la Commission Européenne (Direction Générale des Relations Extérieures), Task Force « Euromed and the Media », Le Caire, février 2006.

Badillo P.-Y.,  communication au Séminaire international Euromed and the Media – a report on the European Commission consultation with the media and the Euromed region, European Commission, Barcelone, 25-26 novembre 2005 (Conférencier invité par la Commission Européenne).

Badillo P.-Y., « Le paradoxe des médias », communication introductive au Colloque Euro-Méditerranéen des Médias, Marseille, 17 et 18 octobre 2005, Colloque de la Commission Européenne.

Badillo P.-Y., « An assessment of the Euromediterranean Journalism Schools », Conférence au Colloque de la Mer Morte Dead Sea Media Conference, Jordanie, 26-28 septembre 2005 (Conférencier invité par la Commission Européenne, Direction Générale des Relations Extérieures, Task Force « Euromed and the Media »).

 

Badillo P.-Y., « De la parfaite adéquation du journalisme à la « société de l’information », in Les Enjeux de l’information et de la communication, avril 2006.  

http://w3.u-grenoble3.fr/les_enjeux/2005/Badillo/index.php

 

Introduction

Dans le contexte de la « société de l’information et de la connaissance », l’accès à l’information et la communication constitue probablement l’un des enjeux les plus importants de ce début de XXIème siècle. Alors qu’aujourd’hui près de 20 % la population mondiale est illettrée, on estime que le citoyen américain passe en moyenne, en 2004, environ dix heures par jour, et dépense près de 800 dollars par an, pour être informé et profiter des possibilités de l’industrie de l’entertainment. Les statistiques disponibles donnent les chiffres suivants : le consommateur américain moyen passe 9 h 35 par jour en liaison avec les médias selon la décomposition suivante (Source : Advertising Age, 2006 ; les temps incluent des aspects « multi-tâches » comme par exemple regarder la télévision et consulter le Web en même temps) : TV 256 minutes ; radio 160 minutes ; Internet 31 minutes ; journaux 29 minutes ; musique enregistrée 29 minutes ; magazines 20 minutes ; livres 17 minutes ; DVD & VCR préenregistrés 14 minutes ; jeux vidéo 14 minutes ; contenu sur les mobiles 3 minutes ; théâtre 2 minutes.

On peut remarquer que ces statistiques ne distinguent nullement ce qui relève de l’information et ce qui est de l’ »infotainment« . On peut craindre qu’en réalité l’infotainment ne prenne le pas sur l’information, avec une part très faible des « médias » à fort contenu en information et en « connaissance » comme les journaux, les livres ou les magazines réduits à la portion congrue.

En parallèle, la poussée d’Internet, du moins en termes du nombre de connexions, est indiscutable. En 2005 environ 163 millions d’Américains sont maintenant en ligne, ce qui représente 74 % de la population.

Plus de technologie, plus de réseaux, plus d’information, plus de connaissance, plus de démocratie : l’équation paraît simple et pertinente. Le journalisme épouserait parfaitement la dynamique favorable de la « société de l’information »… Mais, au-delà de l’euphorie, il faut bel et bien s’interroger sur la déchirure entre les technologies de l’information et de la communication (TIC), les médias et le journalisme.

 

Badillo, P. Y., « Les médias et le “digiworld“ : omniprésence des TIC, absence d’information et de communication ? », Revue Tunisienne de Communication, Revue scientifique semestrielle, n° 47/48, juin 2007, Tunis, pp. 19-30.

Conférence Internaionale : Badillo P.Y., Bourgeois D., « Nouveaux médias, nouvelles médiations », Communication au Sommet Mondial de la Société de l’Information, panel n°3 De l’usage des Technologies de l’Information et de la Communication à l’appropriation sociale des savoirs, Tunis, 16 novembre 2005

 

 

Badillo P.-Y., « De l’euphorie de la société de l’information à l’utopie inversée ? », in Penser la société de l’information, Actes du colloque international de Tunis des 7 et 8 avril 2005, publié en octobre 2005, Institut de Presse et des Sciences de l’Information-Fondation Konrad Adenauer, Tunis, ISBN : 9973-913-01-9, pp. 53-68.

 

Badillo P.-Y., Bourgeois D., « Information and knowledge society and network economy: from euphoria to reality », communication pour “Economics for the future”, major international conference organised by the Cambridge Journal of Economics in Celebration of the Centenary of Cambridge Economics, Cambridge UK, 17-19 Septembre 2003
http://www.econ.cam.ac.uk/cjeconf/delegates/badillo.pdf 

 

Abstract: This  paper  examines  the  future  of  industrial  capitalism,  and  more  precisely  the  rise  of  the  new  information  and knowledge society  (IKS) and the  development  of the information network economy. We propose an interdisciplinary approach connecting economic, analysis and information and communication sciences. First we describe the euphoria over the new IKS. Then, we show that information networks  lead  to  new  economic  laws,  but  not  to  a  new  civilisation.  Even if  new information technology  accelerates changes, we must distinguish  between  Utopia and  reality.  Beyond  euphoria  we  show  the  need  for  new  critical  approaches  concerning  technology, information and knowledge. We can thus explain the mechanisms of various myths of the IKS.

Keywords: Information, Knowledge, Network, Information and Communication Technology

 

 

B/ ECONOMIE DES MEDIAS ET NOUVEAUX MEDIAS

 

INTERNATIONAL MEDIA CONCENTRATION PROJECT 

Il s’agit d’un projet d’envergure mondiale. L’objectif est de mesurer la dynamique de la concentration des médias au sens large (cela inclut bien sûr Internet, les télécommunications, les mobiles etc.). Le projet, la méthodologie sont décrits à travers le wiki :

http://internationalmedia.pbworks.com/w/page/20075689/Project-Team

 

Ce projet a déjà donné lieu à deux conférences (les prochaines conférences auront lieu à Bruxelles, septembre 2011, puis Tokyo, janvier 2012)

Le programme de la dernière conférence dont j’ai eu la responsabilité est accessible en ligne :

 

http://www.irsic.org/wp-content/uploads/2011/01/CONFERENCE-DAUPHINE-MEDIA-CONCENTRATION-AROUND-THE-WORLD-21-22-January.pdf

 

Ce projet a donné lieu à deux communications. Les présentations sont en ligne :

 

Badillo P.-Y., Bourgeois D. & Lesourd J-B. (2011). “Media Concentration in France –  Radio, cinema, edition, Internet services providers, Search engines”, Media Concentration Around the World Conference – First 2011 Report by the global research project on international media concentration and ownership, Université de Paris IX-Dauphine, Paris, 21-22 janvier 2011

 

http://www4.gsb.columbia.edu/citi/events/imc2011

https://www4.gsb.columbia.edu/null/download?&exclusive=filemgr.download&file_id=738022

 

Badillo P.-Y., Bourgeois D. & Lesourd J-B. (2010). “Media Concentration in France – press, television, fixed and mobile telecommunications”, Media Concentration Around the World Conference – Interim Reports by the global research project on international media concentration and ownership, Columbia University, New York, March 11-12.

http://www4.gsb.columbia.edu/citi/events/mediacon2010

 

 

Badillo P.-Y. and Lesourd J-B. (Eds.), The Media Industries and their Markets – Quantitative Analyses, Palgrave Macmillan, London, September 2010, ISBN 978-0-230-27770-0, 248 pages.

Badillo, P.-Y., Lesourd J.-B., “Concentration in the French Press Media Industry: Quantitative Analysis. The Case of the French Press Industry”, chapitre 8 in P.-Y. Badillo & J.-B. Lesourd (Eds.), The Media Industries and their Markets – Quantitative Analyses, Palgrave, Macmillan, London, 2010, ISBN 978-0-230-27770-0, pp.125-140.

Présentation du livre : http://www.palgrave.com/products/title.aspx?pid=469732

 

Extrait / Conclusion

Finally, it appears that the French press is involved in an ongoing evolution towards more concentration. Larger groups, whether they belong to the media industry or not, still have the possibilities of taking over some smaller groups, especially if these smaller groups undergo financial problems. A rough estimate of the Herfindahl-Hirschman index (HHI) as calculated on the sales of the groups of the press industry, is 791.4, a still comparatively low figure. One can, in this situation, expect increased concentration in the future.

Large groups such as LVMH or Pinault, whose main activities are outside the media industry might, for instance, either sell their media assets to large French media groups already present, or can themsslves increase their presence in the media industry, by taking over samaller titles undergoing financial difficulties. The same is true of a number of international media companies, such as Prisma, a subsidiary of the German company Bertelsmann. Nevertheless, in the sector of the French written press, the situation is still that of a competitive market. With a HHI index of 791.4 (even if this is a quite approximate estimate), one cannot really speak of high concentration on this market. This situation attracts competing international actors on the French market, among which one can mention Prisma (a subsidiary of the German Bertelsmann Group), the Belgian Roularta group, the Italian Mondadori group, and the Spanish PRISA group. Conversely, some large French press groups are developing internationally. This is the case, for instance, of the Lagardère group, with sales in the media sector of 8 billion €, and subsidiaries in most European countries, in the United Sates, in Canada, in Australia, as well as in a number of Asian emerging economies (South Korea, Singapore, China).

As discussed previously, the situation of the French national daily press is quite different. The ongoing financial problems of this segment of the market, while they do not favour competition, lead to concentration effects, attracting a small number of large press groups. Accordingly, the HHI of the market was found to be 2365.4 as a mean over the 1997-2008 period, and this corresponds to high concentration. However, diversity indexes were found to increase significantly over the 1997-2008 period. This means that while concentration in terms of ownerships has not significantly changed, diversity has significantly decreased over the 1997-2008 period.

Looking at the French regional press (essentially a daily press) shows that is also highly concentrated, with titles in monopoly situation in most regions, and a duopoly or quasi-duopoly in only a few regions. This concentration phenomenon is also observed in other countries, and, in particular, in the USA.

Our research leads to a number of developments. Further studies of the concentration phenomenon in the French press are, obviously, of some interest. A comparative study with situations in other countries, including, for instance, European countries, would be quite interesting. In addition, a theoretical analysis of the underlying phenomena, leading to a discussion of existing concentration indexes adapted to the press industry, and, more generally, to the media industry, would also be interesting. Finally, an analysis of the dynamic evolution of the media sector, as related to technological changes in the new information and communication technologies, would be a fundamental and topical project.

 

Badillo, P.-Y. and Bourgeois, D. (2010). “The Dynamics of Media Business Models: Innovation, Versioning and Blended Media”, chapitre 5 in Badillo, P.-Y. & Lesourd, J.-B. (Eds.), The Media Industries and their Markets – Quantitative Analyses, Palgrave, Macmillan, London, 2010, ISBN 978-0-230-27770-0, pp.64-86. 

Présentation du livre : http://www.palgrave.com/products/title.aspx?pid=469732

Conclusion

We have the main bases of a model which could be generalized to the whole press, even to all the media industries. The model shows that the main issue is not the replacement of the old media by the new ones. The appearance of Internet and the free press has disrupted the old business model. We are moving towards a new business model in which the media which will impose themselves will be not inevitably the new media, against the old media, but those media which will define best their strategy. A gaining strategy (strategies of niches will always exist) will be founded on economies of scope, versioning and blended media. The blended media model is defined by the capacity to exploit in a continuous way the same information according to a plurimedia differentiation and the most powerful possible versioning.

Keywords : business model, low cost model, versioning, media strategy

 

Badillo P. Y., Lesourd J.B., Bourgeois D., « Media economics, main forces and mechanisms », in A. Albarran, P. Faustino & R. Santos (eds.), The Media as the driver of the information society, co-edition Media XXI / Formalpress, Lisbon: Publicações e Marketing, Lda, and Universidad CatholicaEditora, Unipessoal, Lda, septembre 2009, ISBN 978-989-8143-18-1, pp. 135-155
Badillo P.-Y., « La concentration des médias : les médias en résilience », chapitre 6 in Écologie des médias, Éditions Bruylant, Bruxelles, 2008, ISBN 978-2-8027-2464-3, pp. 115-157. 

 

Extraits : Le système médiatique entrera-t-il en résilience ? Quel sera son avenir : entre  éthique et contraintes économiques

Le texte rappelle l’importance des medias pour la démocratie. Il présente la dynamique de la concentration aux Etats-Unis et en France. Il rappelle certaines approches théoriques, et évalue, à titre d’exemple la dynamique de la concentration du câble aux Etats-Unis.

Plusieurs éléments de réponse ont été apportés à la question initiale : la concentration des médias est-elle un processus écologique ? En premier lieu la logique évolutionniste peut être invoquée pour caractériser la dynamique des médias. Le processus écologique fait de trajectoires technologiques, de sélection naturelle et de compétition est marquant. Le processus écologique est aussi un processus économique décrit par Joseph Schumpeter en termes de destruction créatrice. Les deux grands chocs technologique et réglementaire ont fait voler en éclats les conditions dans lesquelles vivent et se développent les médias. Le processus de concentration atteint un stade très élevé.

Dans le domaine du câble aux Etats-Unis, les résultats sont saisissants : alors qu’en 1977 ou encore en 1987 le marché est « relativement » réparti entre un assez grand nombre d’acteurs, en 2001 le marché est concentré autour de  quelques opérateurs. Cette concentration s’accroît encore en 2006. Le traditionnel indicateur d’Herfindahl (somme des carrés des parts de marchés des quatre plus gros opérateurs) traduit de façon quantitative une telle évolution : l’indice qui mesure la concentration est multiplié par plus de 10 sur la période étudiée (1977-2006) !

D’une façon générale ce processus de concentration ne touche pas seulement le câble mais est très généralisé aux États-Unis. Au début des années 1980, aux Etats-Unis,  l’essentiel des mass media était dominé par 50 groupes contre seulement les « Big Five », qui comprennent Time Warner, Disney, Viacom, News Corp, Bertelsmann, aujourd’hui.

Le processus de concentration est écologique dans le sens où il s’agit d’une évolution radicale d’un milieu et de sa population, comme d’ailleurs dans l’ensemble du capitalisme ; mais, compte tenu de l’ampleur des changements en cours, la résilience conduira non pas à revenir à l’état initial mais à une véritable mutation. Il conviendrait donc de contrôler cette mutation de sorte que les enjeux fondamentaux de la démocratie soient préservés. Si cette possibilité de contrôle relève de la politique et d’une régulation « optimale », la recherche universitaire peut en tout cas développer des analyses, études de cas, enquêtes sur la « qualité » de l’information.

Mots clés: concentration des médias; médias et démocratie; enjeux des médias; écologie des médias; marchés et médias; mesure de la concentration

 

Abstract: Media and information is a crucial stake for democracy. This text studies the media concentration dynamic in United States of America (USA) and in France. Theoretical approaches are quoted. From an applied point of view it appears that media concentration is increasing in USA. For example in the cable industry the usual indicator of concentration (herfindahl index) was multiplied per ten between 1977 to 2006. In USAQ, 50 industries groups were dominant in the 80’s. Today the Big Five’s are controlling the mass media market. A mutation is going on in the media market. Resilience is a key quality for the media to survive and evolve in a more and more competitive environment.

Keywords: media concentration; democracy and media; media ecology; media and market; measure of concentration

 

Badillo P.-Y. , Lesourd J.-B., « The Dynamics of Media Markets -The Case of the Press Industry: A Comparison between France and the UK- », Chapitre 8 in Medina M. (ed.) and Faustino P. (ed.) The Changing Media Business Environment, Media XXI / Formalpress – Publicações e Marketing, Lda, Lisboa, 2008, ISBN 978-989-8143-06-8, pp. 192-203.

 

Badillo P.-Y., Bourgeois D., « The French Press: Issues and Econometric Tendencies – Towards the End of an Industry? – », Chapitre 9 in Medina M. (ed.) and Faustino P. (ed.) The Changing Media Business Environment, Media XXI / Formalpress – Publicações e Marketing, Lda, Lisboa, 2008, ISBN 978-989-8143-06-8, pp. 204-223.  

Conclusion/Extrait

 

Three phenomena will probably characterise the future of the French press:

1: the free press (free written press and Internet newspapers) will develop. The EPIQ investigation (July 2007 – June 2006) highlights the recent popular success of the free information written press: with 2,4 million readers on average, 20 Minutes is now the most read daily newspaper in France, just before L’Equipe (2,3 million readers), Metro (another free daily newspaper: 2,03 million readers), Le Parisien/Aujourd’hui en France (2,01 million readers), Le Monde (1,89 million readers), Le Figaro (1,19 million readers) and Libération (806.000 readers).

2: some (or many?) titles will disappear; it will be the consequence both of long and evolutionary tendencies and of new trends we highlight.

3: some newspapers will put forward the quality of the information they will provide to some segments of the market: they will be references in the sector (at the same time different titles will disappear). This evolution could imply the consolidation of some positions with new quality standards and direct financing from sales (with specific advertising markets).

 

Bourgeois, D., Badillo, P.Y., « Les médias et les nouveaux médias face aux contraintes économiques », article en ligne sur la plateforme d’@rchiveSIC, actualisé en juin 2004, http://archivesic.ccsd.cnrs.fr/docs/00/06/23/92/PDF/sic_00001007.pdf

 

Badillo P.-Y., « Les facteurs de performance des entreprises de presse », in les Cahiers de Recherche de l’École de Journalisme de Lille, 1er trimestre 2000.  

http://www.cahiersdujournalisme.net/cdj/pdf/06/16_Badillo_Romain.pdf

 


C/ COMMUNICATION, NOUVEAUX MEDIAS ET NOUVEAUX USAGES

Conférencier invité: « Innovation and new media », en collaboration avec J.-B. Lesourd, Communication au colloque international Nanotechnology, Informatics and New Economic Paradigms, 100th international Conference of the Applied Econometrics Association, Ankara, October 04-05, 2010.

Badillo P.-Y., Bourgeois D. & Asdourian B., « Les nouveaux champs de la communication des organisations – Éléments à partir du projet européen Fire Paradox »,  Les Cahiers du Numérique, 6/4, 2010, numéro spécial “Piloter l’entreprise à l’ère du numérique”, Hermès Lavoisier, Ed., pp. 167-180. 

Résumé

Les médias numériques favorisent le développement d’interactions entre une organisation et des usagers en ligne. Cet article étudie les perspectives ouvertes par les nouveaux champs de la communication des organisations. Trois strates de la communication en ligne se superposent sur Internet. Une communication « institutionnelle », une communication « sociale » et une communication en « situation réelle et locale » sont analysées à partir de l’exemple d’un grand projet européen, Fire Paradox.

Extraits de la conclusion

Les usages des médias sociaux en ligne permettent de repenser la communication pour une sensibilisation du public. La communication globale de l’organisation est complexe car les trois strates de communication en ligne – communication « institutionnelle », « sociale » et « en temps réel et locale » – se superposent.

Sur la base d’une analyse des usages d’outils au niveau de ces trois strates de communication en ligne, dans le cadre du projet Fire Paradox, nos travaux tendent vers une acceptation partielle de l’hypothèse de départ relative à la sensibilisation du public par les nouveaux outils numériques.

Mots clés : communication sociale, communautés en ligne, réseaux sociaux, leaders d’opinion

 

 

Badillo P.-Y., Bourgeois D., « Ubiquité et TICE : de l’ambiguïté à la mixité »,   Information Sciences for Decision Making, n°39 “TICE MEDITERRANEE MILANO 2009”, 2010.  

http://isdm.univ-tln.fr/PDF/isdm39/Article_Isdm_Ticemed09_Badillo-Bourgeois_PhD_OK.pdf

 

Résumé

Notre travail situe la dynamique des TICE (Technologie de l’Information et de la Communication pour l’Éducation). Celles-ci sont portées par des évolutions technologiques liées à l’essor de l’ubiquité et de la mobilité (la « mobiquité ») qui se réalisent, dans le domaine de l’apprentissage au niveau de l’université, de façon ambiguë. Une logique de mixité de technologies et d’usages prévaut, plutôt qu’une logique de « révolution » maintes fois annoncée.

 

Badillo P.-Y., Bourgeois D., « Nouveaux médias, ubiquité et nouveau nomadisme », International Conference New Media & Information: Convergences & Divergences, Athènes, 6-9 mai 2009, Conference Proceedings, 2010, ISBN 978-960-6746-05-5, 13 p. 

 

Extrait

La société ubiquitaire et ses réseaux se mettent en place. Après l’ère de l’accès c’est l’ère de la mobilité qui prédomine. Le nomadisme numérique est appelé à se généraliser. Une accélération de la société ubiquitaire est prévisible. L’information reste l’un des usages privilégiés des Internautes et les médias traditionnels ont encore un rôle important… Mais nous ne sommes qu’au début des mutations. La nouvelle génération accélère le changement dans les usages des médias. La nouvelle frontière sera celle de la fusion entre les médias caractérisés par la « mobilité » et les réseaux sociaux, symboles de nouveaux usages. Des milliards d’identité numériques coexisteront.

Keywords: Mobilité, ubiquité, nomadisme, nouveaux médias, génération Internet.

 

Badillo P.-Y., Roux D., Les 100 mots des télécommunications, Presses Universitaires de France, Collection Que Sais-je ?, Paris, septembre 2009, ISBN 978-2-13-057476-7, 128 pages. 

http://www.cairn.info/les-100-mots-des-telecommunications–9782130574767.htm

Extraits de l’introduction

Si les télécommunications donnent à l’homme de nouvelles capacités, elles ont aussi souvent l’image de hautes technologies relativement complexes. Cet ouvrage a pour objet de permettre au lecteur de se forger une autre vision. Les télécommunications constituent, en effet, une aventure humaine remarquable, toujours renouvelée depuis son origine. Les 100 mots définis dans le cadre de cet ouvrage donnent les clés pour comprendre les enjeux et la dynamique exceptionnelle de ce secteur.

Des flux d’innovations incessants

Depuis l’origine, les progrès technologiques ont sans cesse été renouvelés et ont souvent dépassé ce que l’on espérait : 1876, l’invention du téléphone par Bell… 1947, les transistors avec Shockley, 1948, la théorie de l’information de Shannon… 1971, les microprocesseurs… et, aujourd’hui, l’ère d’Internet.

 

Car, rappelons-le, Internet n’est rien d’autre qu’un réseau de télécommunications ! S’il a fallu près d’un siècle au téléphone pour s’imposer, nous sommes passés en un peu plus d’une décennie du lancement de l’Internet à son essor planétaire. Nous avons déjà connu la première guerre des navigateurs, la montée au sommet en 2001 puis l’explosion de la bulle et, aujourd’hui, les télécommunications préparent encore de nouvelles mutations.

Vers le très haut débit et un nouvel essor de la TV sur IP

Le marché du haut débit est appelé à se développer, avec, en France, un taux de pénétration dans les ménages de 76% en 2011 contre 55% en 2008. Les usages audiovisuels sur les lignes fixes, notamment avec la TV sur IP, seront de plus en plus importants. Les opérateurs trouveront de nouvelles sources de revenus avec la vidéo à la demande ou la télévision payante.

Mobilité, ubiquité : les nouvelles applications des téléphones portables

Le taux de pénétration des mobiles qui est déjà, en France en 2008, supérieur à 88% devrait passer à 110% en 2011 ! (compte tenu des clients ayant plusieurs abonnements). Alors que les services de la voix restent encore le service de télécommunications par excellence, avec 95% des revenus des opérateurs en 2000 et 78% en 2008, ils diminueront de façon sensible d’ici 2011 (65% des revenus devraient alors être liés à la voix contre 35% pour les données et les contenus). L’un des grands vecteurs des prochaines vagues d’innovation sera la téléphonie mobile. Au niveau mondial, depuis 2000, le nombre d’abonnés au téléphone mobile est supérieur à celui des abonnés au téléphone fixe. Cependant, il ne s’agit pas d’un simple changement de terminal pour communiquer. La téléphonie mobile est porteuse d’une nouvelle révolution. La mobilité et l’ubiquité deviennent des termes de référence d’une nouvelle société, dite ubiquitaire, c’est-à-dire dans laquelle on a la possibilité d’être présent dans plusieurs lieux simultanément. Déjà, actuellement, il y a au Japon 40 millions de téléphones NFC (Near Field Communication), qui permettent de nouvelles applications, en particulier l’échange de données entre un lecteur et n’importe quel terminal possible. Ils sont très utiles pour le e-commerce, le contrôle d’accès ou le téléchargement de fichiers. Progressivement, des nouveaux services seront inclus dans le forfait télécom ; les mobiles constitueront notamment un moyen de paiement et intégreront une signature numérique.

Terminaux communiquants, Internet des objets

Les terminaux communiquants prolifèreront. Nous allons entrer dans une ère de connectivité permanente, en tout lieu. Les réseaux, grâce à des capteurs, pourront faciliter la vie quotidienne en termes de gestion des transports, de l’habitat, de la télésurveillance et de la e-santé, par exemple.

Vers de nouvelles applications dans les domaines de la santé, des transports, de la gestion d’énergie

Une nouvelle vie sociale avec la troisième génération d’Internet : la connectivité permanente des personnes et des objets, les RFID…

…les révolutions en cours dépassent encore le rythme des dernières décennies. Eli Noam, professeur à Columbia, prévoit qu’en 2035 le virtuel sera devenu tellement performant qu’il deviendra « supérieur » au réel, ou tout au moins sera perçu comme tel. Une telle évolution sera due aux progrès exponentiels enregistrés au niveau des réseaux et du traitement de l’information. On pourra alors vivre au milieu des pirates des Caraïbes ou, en ce qui concerne l’actualité, partir avec une patrouille de l’armée en terrain de conflits… Entre utopies et réalités, quelle sera la frontière ?

 

Badillo P.-Y., Tarrier F., Cahier N°1 de l’ANR (Préface de la Directrice Générale de l’ANR), Mobilité et ubiquité dans le futur : vers le nomadisme numérique, Paris, juin 2009, 128 pages

 

Présentation de la collection :

http://www.agence-nationale-recherche.fr/magazine/actualites/detail/mobilite-et-ubiquite-vers-le-nomadisme-numerique-cahier-anr-n1-juin-2009/

Cahier N°1 en ligne :

http://www.agence-nationale-recherche.fr/fileadmin/user_upload/documents/uploaded/2010/Cahier-ANR-1-Nomadisme.pdf

Le cahier de l’ANR présente non seulement les technologies mais aussi les usages liés à ce que l’on a défini comme étant le nomadisme numérique :

Nous proposons de définir un nouveau nomadisme : le nomadisme numérique, celui du XXIe siècle. En effet, d’une part les TIC facilitent le nomadisme habituel, le nomadisme humain, traditionnel : dans ce cas l’homme se déplace. Le nouveau nomadisme ajoute une dimension : les TIC sont en mesure de se substituer aux déplacements humains de toute sorte. Elles lui facilitent la vie. Elles lui permettent d’être à plusieurs endroits à la fois. Telle est la problématique de ce cahier spécial : comment les TIC facilitent-elles la vie humaine à travers un nouveau nomadisme, numérique ? Par déplacements de toute sorte on entend aussi bien le fait qu’un cadre supérieur en déplacement pourra disposer de son environnement de travail habituel, que le fait qu’une personne âgée et malade puisse être suivie à distance sans avoir besoin de se déplacer, ou encore que l’on puisse diagnostiquer également à distance une panne dans une usine. Ces derniers cas de figure constituent le cœur de ce que l’on appelle le nouveau nomadisme numérique ; la technologie donne à l’homme une capacité ubiquitaire : il peut intervenir à distance sans être présent en un lieu précis.

Ubiquité, identités multiples et réseaux sociaux

L’omniprésence (appelée aussi « pervasivité ») des réseaux s’accompagne de l’évolution du nombre d’objets connectés à Internet. En 2005, il y avait 1,3 milliards d’objets, pour moitié des ordinateurs et pour moitié des terminaux mobiles. En 2015, selon Futuribles, il devrait y avoir plus de 40 milliards d’objets, dont 30 milliards d’objets et outils industriels, 10 milliards d’outils et objets domestiques, et plusieurs milliards d’outils mobiles et d’ordinateurs :  la connexion devient la règle, la déconnexion l’exception et « gérer sa déconnexion, totale ou partielle, deviendra une tâche aussi importante (et parfois complexe) que celle de se connecter aujourd’hui ».

L’ubiquité s’accompagne du développement de nouvelles pratiques, dont les premières ont été les applications de messagerie. Mais des univers entiers liés à de nouvelles applications se profilent. L’identité numérique est assurée à travers des plateformes où l’on publie, consomme, développe sa réputation etc.

Progressivement, de véritables bureaux virtuels se constituent. Une problématique majeure émerge donc dans la droite ligne de cette tendance à l’ubiquité : celle des identités en ligne et de la sécurité.

Des milliards d’identités virtuelles (plusieurs par utilisateur) coexisteront, devront être gérées, ce qui ne fera que renforcer les problèmes de sécurité et de vols d’identité.  En 2026, il y aura 8 milliards d’individus sur terre et les estimations donnent plus de 3 milliards de personnes connectées à Internet. Chaque personne pouvant se créer plusieurs identités électroniques, on peut aisément supposer qu’il y aura des dizaines de milliards de “pseudos” ou d’identités virtuelles déclarées.

Chaque individu devra ainsi gérer une véritable « identité numérique », constituée des contributions (sur les blogs, par exemple) et des traces qu’il laissera.

 

Mots clés : mobilité, ubiquité, nomadisme, réseaux sociaux, médias sociaux, RFID, NFC

 

 

Badillo P.-Y., Bourgeois D., Synthesis of the state of the art (public awareness strategy and communication strategy), Deliverable D11.1-5 of the Integrated project “Fire Paradox”, Project no. FP6-018505, European Commission (6ème PCRD), 2008, 61 p.

Executive summary

First we present the classical communication approach which considers the process of communication mainly in a “mechanistic” way. At this stage we already propose a general theoretical framework which is very operational to develop a public awareness strategy in the field of wildland fires: we indicate main key points of the communication strategy in the case of wildfires. The review of the literature confirms that these key points are often used as a basis in applied communication strategies in the case of natural disasters.

Secondly we insist on the role of the media since the media are nowadays the main channels of communication and they contribute to influence collective attitudes, perceptions or beliefs.

We highlight the necessity to adapt the messages, the communication channels and tools to the categories of public.

Then we show that it is necessary to go further by taking into account the complexity of the information system concerning communication on fire. A preliminary information system will be presented concerning communication on fire in France.

And we propose to articulate this information system with the communication strategy by integrating the human dimensions of communication. Involving the stakeholders is very important for an efficient communication process.

Finally all the preceding analyses and the lessons drawn from risk communication studies lead us to a new approach integrating different dimensions of communication, in particular risk, human relationship and the information system.

In the conclusion we propose some first guidelines to define a public awareness strategy adapted to the Fire Paradox case.

 

Badillo P.-Y., Bourgeois D., Assessment on the efficiency of new technologies and media to communicate, Deliverable D11.3-1 of the Integrated project “Fire Paradox”, Project no. FP6-018505, European Commission (6ème PCRD), 2008, 39 p.

 

Badillo P.-Y., Sybord C., “A new model of information systems for public awareness about wildfires”,  in C.A. Brebbia & G.M. Carlomagno, Computational Methods and Experimental Measurements 2009, WIT Press (Wessex Institute of Technology), Southampton, 2009, ISBN: 978-1-84564-187-0, pp. 623-632.  

 

Abstract

In the framework of the FIRE PARADOX European project we have to define a public awareness strategy concerning a new management of wildfires. This strategy relies firstly on the identification of stakeholders and communication flows. To grasp the complexity of the  topics we construct a first information system and then we propose to enrich this information system so that it could allow the analysis, the validation and the organization of the information exchanges, in order to create attitudes and behaviours in favour of general interest. So, this decision-making information system could be a socio-organizational support of communication, based on systemics. This theoretical choice permits one to approach the transverse structure and the multidimensional conception of the decision-making information system.

Keywords: public awareness strategy, communication, information, risk and uncertainty, decision-making information system.

 

Badillo P.-Y., « La concentration des médias: un processus de destruction créatrice – Quelques éléments de comparaison France/États-Unis », Chapitre 1 in M. Meimaris (Ed.) and D. Gouscos (Ed.), Challenges and Uses of Information and Communication Technologies, Gutenberg, Athens, 2008, ISBN 978-960-01-1234-4, pp. 17-26.

 

Badillo P.-Y., Bourgeois D., « Communication on fires and natural disasters in Europe», The“88 Fires: Yellowstone and Beyond” International Conference, Jackson Hole, Wyoming, États-Unis, 22-27 septembre 2008.

 

Badillo P.-Y., Bourgeois D., « Communication, risk and complexity: a new approach applied to the “Fire Paradox” project », IAMCR Conference Media, Communication, Information: Celebrating 50 Years of Theories and Practices, Session : Environment Science and Risk Communication, UNESCO, Paris, 23-25 juillet 2007.

 

Badillo P.-Y., Proulx S., « La mondialisation de la Communication : à la recherche du sens perdu », revue Hermès, CNRS Éditions, n° 44, 2006, pp. 47-54.

 

 

Badillo P.-Y., Bourgeois D., « Blended learning in Universities: ICT uses, pedagogical and economic models », Chapitre 33 in W. Aung et alii (eds), Innovations 2008: world Innovations in Engineering Education and Research, International Network for Engineering Education, Begell House Publishing, Arlington, USA, 2008, Library of Congress Control Number 2004215784, ISSN 1553-9911, ISBN 978-0-9741252-8-2, pp.367-378.

Version provisoire en ligne :

http://www.ineer.org/Events/ICEE2007/papers/377.pdf

 

Abstract - We study uses of ICT (Information and Communication Technologies) by students in particular by observing cases in France. We show that students have developed mainly what we have called “generic” or “common” uses – personal computing, knowledge of Internet… –. However, students do not strongly prefer learning modes using ICT as teaching tools. Uses for educational purposes are diversified, remain limited and need high involvement of teachers. Moreover traditional tools and media coexist with new media. This coexistence questions the simplistic duality between learning with ICT and learning without or between remote learning and traditional learning. Various technologies can be put at the service of different training processes. A very large variety of combinations technologies/uses is offered to teachers. Different learning models with more or less strong uses of ICT are possible, far from a monolithic approach. Blended learning is emerging and the role of the teacher remains fundamental. Every teacher can define the combination of technologies, uses and pedagogical methods adapted to a learning context.

Index Terms – Information and Communication Technologies, new educational approaches.

 

Bourgeois, D., Badillo, P.-Y., « Technology, Education and Knowledge Transmission -Theoretical Backgrounds and Lessons from a Pilot European Project- », in L. Cantoni & C. Mc Loughlin (Eds.), Proceedings of World Conference on Educational Multimedia, Hypermedia and Telecommunications 2004, Chesapeake, VA: AACE, 2004, pp. 3822-3827.  

http://www.editlib.org/toc/index.cfm?fuseaction=Reader.ViewAbstract&paper_id=12070

 

Badillo P.-Y., Rizza C., « Transmission des savoirs: le rôle de catalyseur des technologies », in J.-P. Metzger (Dir.), Le partage des savoirs : logiques, contraintes et crises, Éditions L’Harmattan, Paris, 2004, ISBN : 2-7475-6255-7, pp. 61-72.

 

Badillo P.-Y., Bourgeois D., « The Interactive Knowledge Model: Knowledge Transmission And Cooperative Learning Environment », Chapitre 3  in W. Aung, R. Altenkirch, T. Cermak, R.W. King, L.M. Sanchez Ruiz (Eds.), Innovations 2004: world Innovation Engineering in Education and Research, International Network for Engineering Education, Begell House Publishing, Arlington, USA, ISBN: 0-9741252-1-0, 2004, pp. 17-26

 

Version provisoire en ligne :

http://www.ineer.org/events/icee2003/proceedings/pdf/5625.pdf

 

Abstract  This paper proposes an analysis of the new pedagogical and knowledge paradigm, and especially of the cooperative learning environment based on Information and Communication Technology – ICT –. First we study the shift from the old pedagogical paradigm to the new paradigm which can be described by the interactive knowledge model. In the new interactive knowledge mediation paradigm the learning process becomes more and more a common construction based on the cooperation between teachers, learners, enterprises… What are the role of ICT and the place of the teacher in the new learning process? We throw highlights on an essential distinction, and yet often ignored, between the “telecommunications” transmission and the “knowledge” transmission. The confusion between these two kinds of transmission will be dissipated thanks to a presentation of the communication and information theories. Then the question of knowledge transmission in a cooperative learning environment is analyzed.  We distinguish the catalysts and the reactive principles in the knowledge transmission and we refer to the experiment of an important European project. ICT seem to be a catalyst of the knowledge transmission, but the teaching act and the role of the pedagogue remain crucial. We even advance the idea that the more the environment of information and technologies will develop, the more the role of the pedagogue will be decisive. So we propose a new analysis of the introduction of ICT in higher education.

 

Index Terms  Cooperative learning environment, Information and Communication Technology, KnowledgeTransmission, Information and Communication Theories.

 

Badillo P.-Y., Serra N., « The Socratic Method: Theoretical Backgrounds And Practice », ICTE 2002 (International Conference on Information and Communication Technologies in Education), Badajos, Espagne, 13-16 novembre 2002.

Bourgeois D., Badillo P.-Y., « Technology, Education and Knowledge: digital divide or knowledge leverage? – Some thought following a pilot project of the European Commission – », in M. Driscoll & T. Reeves (Eds.), Proceedings of World Conference on E-Learning in Corporate, Government, Healthcare, and Higher Education 2002, Chesapeake, VA: AACE, 2002, pp. 1428-1431.

Badillo P.-Y., Bourgeois D., « Art and Mechanics of Information: a New Pedagogical Paradigm », ICEE 2002 (International Conference on Engineering Education), Manchester, Royaume-Uni, 18–21 août 2002.  

http://www.ineer.org/Events/ICEE2002/Proceedings/Papers/Index/O134-O136/O135.pdf

 

NB: Les rapports touchent à l’analyse des médias, à la stratégie de communication dans un contexte de risque, à l’usage des nouveaux médias pour communiquer. La recherche est fondée sur une bibliographie académique, de multiples enquêtes. A également été réalisée la plateforme multimedia en ligne qui intègre une newsletter, une plaquette etc. 

Des analyses de contenus des productions des médias et diverses enquêtes pour affiner la définition de la stratégie de communication ont été réalsiées.

Ont été étudiés les aspects théoriques nécessaires pour appréhender les usages des nouveaux médias, et observés (et pratiqués) les usages des médias sociaux, comme Facebook, Twitter, etc.

Les rapports cités ci-après donnent une idée du travail réalisé.

 

LISTE DES RAPPORTS FAITS DANS LE CADRE DE FIRE PARADOX:

-        Badillo P.-Y., Bourgeois D., Asdourian B., Final report: Communication plan for public awareness on integrated fire management, P11.3-6 of the Integrated project “FIRE PARADOX”, Project no. FP6-018505, European Commission, 2010, 38 p.

-        Badillo P.-Y., Bourgeois D., Asdourian B., Analysing the survey results and defining the “best practices” and innovation opportunities for FIRE PARADOX communication, P11.2-5 of the Integrated project “FIRE PARADOX”, Project no. FP6-018505, European Commission, 2010, 146 p.

-        Badillo P.-Y., Bourgeois D., Asdourian B., On line multimedia platform for external communication, P11.1-6 of the Integrated project “FIRE PARADOX”, Project no. FP6-018505, European Commission, 2010, 44 p.

-        Badillo P.-Y., Bourgeois D., Asdourian B., Preliminary report: recommendation of the communication strategy, IR11.3-4 of the Integrated project “FIRE PARADOX”, 2010, 89 p.

-        Badillo P.-Y., Bourgeois D., Asdourian B., Test of some communication prototypes, IR11.3-3 of the Integrated project “Fire Paradox”, Project no. FP6-018505, European Commission, 2010, 31 p.

-        Badillo P.-Y., Bourgeois D., Asdourian B., Marciano J.-P., Results of the survey, IR11.2-4 of the Integrated project “Fire Paradox”, Project no. FP6-018505, European Commission, 20 p.

-        Badillo P.-Y., Bourgeois D., Asdourian B., Marciano J.-P., Survey methodology and survey questionnaire, IR 11.2-3 of the Integrated project “Fire Paradox”, Project no. FP6-018505, European Commission, 33 p.

-        Badillo P.-Y., Bourgeois D., Marciano J.-P., Asdourian B., Updating the choice of the panel of interviewees, IR 11.2-2 of the Integrated project “Fire Paradox”, Project no. FP6-018505, European Commission, 9 p.

-        Badillo P.-Y., Bourgeois D., Marciano J.-P., Asdourian B., First draft: panel of interviewees and survey methodology, IR 11.2-1 of the Integrated project “Fire Paradox”, Project no. FP6-018505, European Commission, 14 p.

-        Badillo P.-Y., Bourgeois D., Marciano J.-P., Asdourian B., Seminar with experts, IR11.3-5 of the Integrated project “Fire Paradox”, Project no. FP6-018505, European Commission, 2009, 18 p.

-        Marciano J.-P., Bourgeois D., Gheenoo A., Lesourd J.-B., Implementation of the network of experts specialized on information and communication on forest fires or natural disasters, IR 11.1-3 of the Integrated project “Fire Paradox”, Project no. FP- 018505, European Commission, 2009, 23 p.

-        Badillo P.-Y., Bourgeois D., Asdourian B., Definition of some communication tools prototypes: guidelines and strategy, Deliverable D11.3-2 of the Integrated project “Fire Paradox”, Project no. FP6-018505, European Commission (6ème PCRD), 2008, 51 p.

-        Badillo P.-Y., Bourgeois D., Synthesis of the state of the art (public awareness strategy and communication strategy), Deliverable D11.1-5 of the Integrated project “Fire Paradox”, Project no. FP6-018505, European Commission (6ème PCRD), 2008, 61 p.

-        Badillo P.-Y., Bourgeois D., Bassoni M., Gheenoo A., Cappezzone de Joannon T., Assessment of the literature and various media information concerning the communication on fire, Deliverable D11.1-4 of the Integrated project “Fire Paradox”, Project no. FP6-018505, European Commission (6ème PCRD), 2008, 106 p.

-        Badillo P.-Y., Bourgeois D., Assessment on the efficiency of new technologies and media to communicate, Deliverable D11.3-1 of the Integrated project “Fire Paradox”, Project no. FP6-018505, European Commission (6ème PCRD), 2008, 39 p.

-        Badillo P.-Y., Bourgeois D., Ferre E., Gheenoo A., Marciano J.-P., Review of the general literature concerning communication on natural disasters, Deliverable D11.1-2 of the Integrated project “Fire Paradox”, Project no. FP6-018505, European Commission (6ème PCRD), 2007, 144 p.

-        Badillo P.-Y., Bourgeois D., Marciano J.-P., Ferre E., Gheenoo A., Main sources of communication on fire and natural disasters in Europe, Deliverable D11.1-1 of the Integrated project “Fire Paradox”, Project no. FP6-018505, European Commission (6ème PCRD), 2007, 154 pages.

 

D/ INNOVATION, RESEAUX ET PERFORMANCES DES ORGANISATIONS

NB : Sur la dernière période (depuis 2000 environ) les publications ayant trait aux innovations ou/et nouvelles technologies ont été classées généralement dans la rubrique B) ou C) dans la mesure où les travaux portaient sur les nouveaux médias.

Badillo P.-Y., Tarrier F., Le Calcul Intensif : technologie clé pour le futur, Cahier N°3 de l’Agence Nationale de la Recherche (ANR), (préface du Président de l’ANR), Paris, Janvier 2010, 172 pages. 

http://www.agence-nationale-recherche.fr/magazine/les-cahiers-de-l-anr/

 

P.-Y. Badillo, G. Botti, J. Gouvernet, M. Fieschi, D. Bourgeois, « Unquantified “medical service”: a stake for DEA – Comparison of different services of a hospital in France – », Communication to the North American Productivity Workshop, Union College, Schenectady, New York, 15-17 juin 2000.

 

Badillo P.-Y., « La société de l’information et ses autoroutes : interrogations, poussée technologique et développement des usages », in Comment penser la communication des connaissances – Du CD-ROM à l’Internet, ouvrage collectif, L’Harmattan, Paris, 1999, ISBN 2-7384-7828-X, pp.111-134.  

 

 

Badillo P.-Y. et Paradi J. C. (éditeurs), La méthode DEA (Data EnvelopmentAnalysis), analyse des performances, préface Seiford L. M. et Tulkens H., ouvrage, Hermès Science, Paris, 1999, ISBN : 2-7462-0032-5, 368 pages.

 

Badillo P.-Y., « Efficiency and financial performances in telecommunications », in Westermann G. (Ed.), Data Envelopment Analysis in the Service Sector, DeutscherUniversitäts-Verlag, Gabler Edition, Wiesbaden, 1999, ISBN: 3-8244-7012-8, pp. 309-336.

 

Badillo P.-Y., « Économie des Réseaux d’Information : Un Nouveau Modèle d’Organisation Industrielle », in J. Bernard et M. Catin (Dir.), Les conditions économiques du Changement Technologique, L’Harmattan, Paris, 1998, ISBN : 2-7384-6191-3.

 

Badillo P.-Y., « Has deregulation an impact on productivity; some results in telecommunication industry », Communications et Stratégies, Numéro 26, 1997.

Badillo P.-Y., « Organisation de marché : “ slack ” technologique et réglementaire », Chapitre 6 in Brousseau E., Petit P. et Phan D. (Eds), Mutations des Télécommunications, des Industries et des Marchés, CEPREMAP, ENST-Economica, Paris, 1996, ISBN : 2-7178-3102-9, pp. 301-321.

Badillo P.-Y., Geffroy B. et Verlynde T., « Productivité et Positionnement Stratégique des Opérateurs de Télécommunications », Bulletin de l’IREST, N°74, mars 1996, ISSN : 0755 2661, pp. 3-17.

 

Badillo P.-Y., « Une théorie du secteur innovant : calcul économique et coopération des acteurs », Revue Économique, Vol. 43 n° 4, juillet 1992, ISSN : 0033 2764, pp. 615-628. 

 

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/reco_0035-2764_1992_num_43_4_409377

 

La théorie du secteur innovant permet d’analyser les processus d’innovations contemporains, qui sont, dans une large mesure, dépendants de la synergie d’agents hétérogènes. Le calcul économique éclaire les jeux et les stratégies des acteurs, et, malgré la faible probance des modèles, montre les conditions dans lesquelles les acteurs peuvent coopérer. Une nouvelle forme d’apprentissage apparaît : le learning by cooperating. L’organisation du secteur innovant peut se faire à travers la hiérarchie, le marché ou la coopération. Dans l’exemple du câble en France, la coopération est devenue, depuis 1990, un mode dominant d’organisation. L’enjeu est d’importance puisque l’échec de la coopération pourrait être synonyme de l’échec du secteur innovant.

 

Badillo P.-Y., « Le câble : ambitions, désillusions et perspectives », in Quaderni, 17, Printemps 1992, pp. 37-44. 

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/quad_0987-1381_1992_num_17_1_93

 

Badillo P.-Y., « Application d’une théorie de l’innovation : la dynamique du marché du câble en Europe », Communications et Stratégies, 1er trimestre 1992, n°5, IDATE (Institut de l’Audiovisuel et des Télécommunications en Europe) – La Documentation Française.

 

Badillo P.-Y., Bakis H., Dubois G., « Hétérogénéité spatiale et coût des réseaux », in H. Bakis (Ed.), Communications et Territoire, Paris, IDATE – La Documentation Française, 1990, pp. 115-131.

 

Badillo P.-Y., « L’économie des vidéocommunications », L’Écho des Recherches, Publication du CNET et de l’ENST (École Nationale Supérieure des Télécommunications), n°126, 1987.

 

Badillo P.-Y., Dubois G., « Le Pay-per-view : premières réalisations américaines et potentialités françaises », Bulletin de l’IDATE, novembre 1987.